jeudi 22 octobre 2009

"Political parties in the Arab world: Clubs to preserve power or dynamic forces of change?"


Political parties in the Arab world seldom fit into right-left schemes of Western political systems. Rather than being perceived as interest groups that lobby for political change, they are often seen in the West as loyal blocks safeguarding the power of a political leader or a dynasty. But how do political parties (per)form in the Arab world? How can Western governments engage with them in ideological terms? What difficulties do European parties face in collaborating with Arab political parties?

To discuss those questions, the EuroArab Forum is pleased to invite you to our next debate on "Political parties in the Arab world: Clubs to preserve power or dynamic forces of change?" on 28 October 2009, 20h00-21h30 at Arthur’s Restaurant (Rue de Trèves 26, close to Place Luxemburg).

As keynote speakers we have the honour to welcome:

- A view from practice: Yonnec Polet, Foreign Policy Coordinator of the Party of European Socialists

- A view from theory: N.N.

To attend this event, please RSVP by e-mailing Olaf Deussen at olaf.deussen@euroarab-forum.eu before Tuesday, 27 October 2009.

mercredi 21 octobre 2009

RÉGULER LA FINANCE MONDIALE MAINTENANT : IL Y A URGENCE !



Les gouvernements de l’UE et les institutions européennes doivent mettre la justice sociale et le respect de la planète au cœur du débat sur la crise financière. Voilà pourquoi il est essentiel que les Européens rassemblent leurs forces pour la réforme financière.

LA CRISE FINANCIÈRE MONDIALE TOUCHE TOUTES LES SPHÈRES DE NOTRE VIE ; ELLE MENACE NOS EMPLOIS, NOS ÉCONOMIES, NOS RETRAITES ET NOS SERVICES PUBLICS, OÙ QUE NOUS SOYONS.

La crise que nous traversons aujourd’hui n’est pas seulement un ralentissement économique de plus. Nous traversons une crise systémique, aux conséquences désastreuses, et qui touche le monde entier : la crise d’un système mondial de marchés financiers non régulés, qui sacrifient les investissements de long terme, les emplois, les salaires, l’environnement et le bien-être de la planète et de ses habitants, au profit d’une petite minorité. Cette crise doit servir de déclencheur à une réforme de fond de l’ordre économique mondial. Nous avons là une opportunité de transformer le statu quo financier. Nous avons besoin d’un nouveau paradigme, au service du développement durable et de la justice sociale, et non du profit pour le profit.

RÉFORMES FINANCIÈRES : L’EUROPE FAIT FAUSSE ROUTE !

Les réformes financières récemment entreprises en Europe sont fragmentées et ont un champ d’action limité. Les propositions que l’Union Européenne a formulées jusqu’à présent ont un effet très limité et ne suffiront pas à l’instauration d’un système financier sain. Il y a un manque de volonté politique évident.

Les récentes améliorations sur les marchés financiers ne seront pas durables, et sont instrumentalisées par certains dirigeants européens pour éviter de légiférer, et ainsi revenir au statu quo.

Tout ce qu’elles vont faire, c’est augmenter encore le risque de perte d’emplois et de nouvelles crises. Il faut continuer à exposer les citoyens à ces dangers. Et nous pouvons agir.

AGISSONS!

Il est temps pour nous, citoyens européens, de faire entendre notre voix, et d’exiger de nos dirigeants qu’ils s’attaquent aux causes fondamentales de cette crise. Nous savons tous que nous avons besoin de règles strictes pour mettre fin à la folie du monde de la finance, et créer un nouveau cadre qui soit, enfin, au service de l’intérêt général.

L’ÉCONOMIE ET LES MARCHÉS FINANCIERS MONDIAUX DÉRÉGULÉS DOIVENT ÊTRE SOUMIS À UNE GOUVERNANCE MONDIALE PLUS JUSTE ET PLUS TRANSPARENTE.

Les gouvernements de l’UE et les institutions européennes doivent mettre la justice sociale et le respect de la planète au cœur du débat sur la crise financière. Voilà pourquoi il est essentiel que les Européens rassemblent leurs forces pour la réforme financière.

LES EUROPÉENS POUR LA RÉFORME FINANCIÈRE

Les Européens pour la réforme financière est une coalition de forces progressistes, regroupant des ONG, des syndicats, des citoyens, des universitaires et des hommes et femmes politiques progressistes, qui s’unissent pour faire campagne, ensemble, pour une véritable réforme du système financier. La coalition a vocation à s’étendre, et de nouveaux membres rejoignent notre campagne chaque jour.

NOS ENGAGEMENTS

1. C’est aux citoyens de décider de leur sort, pas aux marchés financiers!
Imposons un contrôle démocratique sur les marchés financiers. Régulons enfin tous les acteurs financiers, et tous leurs bonus!


2. Les pratiques financières au grand jour!
Transparence et responsabilité comme pierres angulaires du système financier.

3. L’emploi avant tout!
Protégeons nos emplois des requins de la finance!


4. Halte à l’évasion fiscale!
Préservons les finances publiques, et abolissons les paradis fiscaux!


5. Non à la spéculation !
Avec une taxe sur les transactions financières, et une finance durable pour des emplois durables!
6. Des banques responsables pour les ménages et les entreprises !
Les banques doivent être avant tout au service des clients et des entreprises.

NOTRE PREMIER OBJECTIF EST DE REFORMER LES MARCHÉS FINANCIERS, POUR QU’ILS SOIENT, ENFIN, AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE RÉELLE ET DE L’EMPLOI.

La crise a montré à quel point le secteur financier s’est éloigné des besoins de l’économie réelle et de la création de véritable richesse. Une réforme radicale du secteur financier est à présent essentielle si nous voulons la remettre à sa place, c'est-à-dire au service des citoyens et des entreprises et éviter qu’une telle crise ne se reproduise.

REJOIGNEZ LA CAMPAGNE!

Rejoignez-nous et recevez les informations sur la campagne!
Plus d’information sur www.europeansforfinancialreform.org !

lundi 15 juin 2009

876 fois merci !

On nous annonçait battu mais le PS a mieux que résisté ! Le PS a démenti les sondages et réussi un très bon score ! Pour ma part, je vous remercie toutes et tous pour votre soutien ! 876 fois merci ! Continuons à travailler pour Bruxelles et les Bruxellois(es) ! J'en suis convaincu les ami(e)s, l'avenir nous appartient !

Obama et l'Islam, discours du Caire, 4 juin 2004

Le fameux discours d'Obama en 2004

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

mercredi 10 juin 2009

« Un programme, une majorité et un candidat pour changer l'Europe »

Déclaration par des personnalités de la famille socialiste et social-démocrate, 3 juin 2009

La crise en cours a ouvert une période de choix historiques. Elle peut conduire soit à une dépression avec chômage de masse mêlée à un repli économique et politique, soit à une opportunité unique de faire émerger un nouveau modèle de croissance fondé sur plus de justice sociale et le développement durable, et lié à une réforme de l'ordre international.

Les socialistes et les sociaux-démocrates ont une responsabilité centrale face à ces choix historiques. C'est à eux de présenter des propositions pour cette transformation. C'est à eux de lutter pour le leadership au niveau national, européen et international.

C'est pourquoi les prochaines élections européennes sont particulièrement décisives. Les socialistes et les sociaux-démocrates ont déjà été capables de présenter un plan pour surmonter cette crise qui définit une vraie alternative et qui montre pourquoi une solution durable exige une Europe plus forte, capable d'éviter le chômage de masse, de coordonner la relance économique, de réformer le système financier, de promouvoir une croissance verte et intelligente et de s'affirmer comme un véritable acteur global dans la réforme de l'ordre mondial.

L'alternative socialiste et sociale-démocrate est claire. Il faut maintenant la traduire dans les meilleurs résultats électoraux en vue de renforcer la présence des socialistes et des sociaux-démocrates dans les institutions européennes, pas seulement dans le Parlement Européen mais aussi dans la Commission et au Conseil.

Le Parti Populaire Européen (PPE) a déjà présenté son candidat officiel pour la Présidence de la Commission européenne. C'est avec espoir que les socialistes et les sociaux-démocrates et beaucoup d'autres progressistes attendent un candidat provenant du Parti Socialiste Européen, le seul parti européen qui peut disputer le leadership au PPE. Dans la situation économique et politique présente, une nouvelle majorité peut naître au Parlement Européen, créant une vraie chance pour un candidat du Parti Socialiste Européen.

C'est dans ce but que nous adressons cet appel aux socialistes et aux sociaux-démocrates, sur la base de notre responsabilité historique commune, afin que ce pas fondamental soit franchit.

Signataires : Felipe GONZÁLEZ, ancien Président du Gouvernement de l'Espagne, Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre de la France, Paavo LIPPONEN, ancien Premier ministre de la Finlande, Aleksander KWASNIEWSKI, ancien président de la république de la Pologne, Gerard SCHROEDER, ancien Chancellier de l'Allemagne, Constantino SIMITIS, ancien Premier ministre de la Grèce, Mário SOARES, ancien Président de la république et Premier ministre du Portugal, Franz VRANITZKY, ancien Premier-ministre de l'Autriche

jeudi 4 juin 2009


Bonjour,

J-3, la campagne arrive à terme. D'ici 2 jours et demi les urnes rendront leur verdict, les électeurs auront choisi le projet de société qu'ils soutiennent pour Bruxelles.
Entre le repli égoïste d'une ville pour les plus favorisés (privatisation des logements sociaux, pas de soutien pour les chômeurs, getthoïsation de la ville ...) et un projet solidaire, où chacun doit avoir les moyens de vivre une vie digne.

Je vais continuer à arpenter les rues de Bruxelles pour les 2 jours à venir, tout comme je l'ai fait ces dernières semaines. L'enjeu est trop important pour que l'on ne se batte pas jusqu'à la dernière minutes. Pour ne pas laisser le MR déconstruire ce que le PS a patiemment construit au cours de ces dernières années.

C'est grâce à la politique de développement des quartiers soutenue par le PS que Bruxelles est devenue une ville plus agréable à vivre. Il reste du boulot en matière d'emploi, de logement, de mobilité, de formation .... mais ce n'est pas la droite qui se préoccupera de l'avenir des quartiers en difficultés, ni des gens précarisés. Je ne veux pas d'une ville duale.

Alors, ce dimanche, je vous invite à soutenir le PS et ma candidature, à la 37e place, par la même occasion.

Je vous en remercie !
Yonnec

N'hésitez pas à parler de ma candidature à vos amis et à faire circuler cet email ! Merci !

__________________
Yonnec Polet
37ème sur la liste PS
pour les élections régionales à BXL

Simulation de vote !

lundi 25 mai 2009

Face à la crise, créer de nouvelles solidarités

Edito de Résolument Jeunes, mois de Mai 2009
Yonnec Polet

La crise actuelle va encore aggraver une situation déjà très difficile pour nombre de nos concitoyens. Avec les annonces de nouveaux licenciements, de restructurations, de fermetures ou de délocalisations, les travailleurs sont inquiets pour leur avenir. Selon les chiffres recueillis par la FGTB sur le terrain, on compte 24.494 licenciements annoncés entre janvier 2008 et mai 2009. Le nombre de travailleurs en chômage temporaire a augmenté de 97,38% entre avril 2008 et avril 2009 et le nombre de jours de chômage temporaire a, lui, pour la même période, augmenté de 150,79%.

Ne pensons pas que la situation avant la crise était rose pour autant. Bon nombre de personnes à Bruxelles et en Wallonie vivent des situations de grande détresse sociale. On y constate un accroissement sensible des demandes d’intervention pour les soins de santé, y compris par des personnes qui ne peuvent bénéficier du Revenu d’intégration (minimex ou équivalent). Nombre de personnes par ailleurs ont fait une demande de remboursement des médicaments auprès de leur CPAS. Face à la crise du logement, les CPAS sont de plus en plus sollicités pour permettre le paiement de garanties locatives. Autre signe de fragilité sociale accrue : l’augmentation du nombre de bénéficiaires d’une aide pour se chauffer et s’éclairer un minimum. Tout laisse à craindre que cette situation s’aggravera encore dans les semaines à venir.

A la source de cette crise, on pointe du doigt le creusement des inégalités de richesses, en particulier aux Etats-Unis. Dans un contexte d’augmentation des inégalités, l’endettement des ménages aurait été le moyen pour maintenir la consommation, la demande et donc les profits des entreprises. Les gens sont incités à s’endetter pour maintenir leur niveau de vie. D’un côté, compression des salaires alors que dans le même temps on pousse à la consommation ceux là mêmes qui sont privés d’un revenu décent. Voilà la nouvelle contradiction du capitalisme anglo-saxon. En Belgique, la part des salaires dans le PIB a fortement chuté, passant de 57 à 51% depuis 1981. La rémunération des salariés n’a cessé de diminuer par rapport aux autres revenus et la réforme fiscale n’a rien fait pour corriger cela.

Que la crise soit liée à l’augmentation des inégalités et au mode de croissance des trente dernières années n’est pas une loi de la nature. C’est une idéologie poussant au profit immédiat qui en est la cause ; les libéraux faisant le choix politique de préconiser tant et plus le laisser-faire sur les marchés financiers. La déréglementation financière, la croissance du crédit et l’énorme concentration de richesses qui en a résulté a donné à la finance un poids économique et politique sans précédent. Protégé, voire encouragé, le secteur financier s’est lancé à corps perdu dans des investissements des plus en plus hasardeux et des montages financiers de plus en plus risqués.

La crise actuelle doit être l’opportunité d’une réflexion sur le modèle de société que nous souhaitons. Un modèle donnant le primat au politique, avec un secteur financier qui prenne moins de place dans le système économique et politique ou le modèle néolibéral, fait de libéralisation et de dérégulation qui nous a mené droit à la crise ? Mon choix est fait, je choisi la première option. Mais il faut faire vite, on ne se saurait attendre. L’Organisation Internationale du Travail (OIT) annonce déjà 25 millions de chômeurs supplémentaires dans les pays industrialisés. Que dire de la passivité du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ou de la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui estiment que la crise est passagère et que les mesures prises sont suffisantes. C’est pourtant de mesures exceptionnelles que nous avons besoin. Investir dans l’économie verte et de la connaissance, lancer des travaux d’infrastructures, des grands chantiers en faveur de l’enseignement, pérenniser les services publics, réguler les marchés financiers ….

Dans ce contexte difficile, il nous semblait pertinent de consacrer ce numéro de Résolument Jeunes à la crise et son impact, ici et ailleurs. Son impact sur la citoyenneté, sur la politique de développement, ou encore sur la politique européenne.

Alors qu’en période de crise vient rapidement le réflexe de se tourner vers les anciens pour dernier recours, j’aimerai que l’on fasse également confiance à la jeunesse. Cette jeunesse des quartiers qui rêve d’un avenir meilleur que le passé de ses parents, alors que c’est tout le contraire qui les attend. Parce que c’est là également que se joue notre avenir. Rappelons-nous que la pauvreté et la misère nourrissent les extrémismes et sont les premières causes de conflit.

Les échéances électorales régionales et européennes du 7 juin approchent, nous avons là une fenêtre d’opportunité pour proposer un autre modèle de développement économique et de répartition de la richesse. On ne pourra donc se contenter d’un simple retour à la situation antérieure. Trop de gens souffraient déjà de précarité.

A nous de construire une économie au service de l’homme, plus verte, et qui réponde aux besoins du futur. Voilà pourquoi je suis socialiste et que je choisirai toujours la solidarité et la redistribution et le respect de la dignité humaine. Et toujours, chevillé au cœur, l’envie de changer la société.

Message de soutien d'Harlem Désir, tête de liste Ile de France

Interview à la manif des syndicats européens

mercredi 20 mai 2009

Communiqué de presse de la FGTB


Bruxelles, le 19 mai 2009.

Chaque Interrégionale a récemment exprimé ses priorités à travers un mémorandum. Selon nous, seule une majorité politique progressiste sera capable de répondre à nos attentes car nos revendications portent en elles une répartition des richesses plus favorable aux travailleurs. Nous demandons un modèle économique centré davantage sur la collectivité et non soumis au dictat du profit. Une fiscalité plus juste, un développement des services publics de qualité, une politique de l’emploi décent, une sécurité sociale forte, la démocratie économique dans les PME seront autant de baromètres que nous surveillerons de près.

Nous doutons sérieusement qu’un Gouvernement libéral mettra en œuvre ces grandes réformes qu’attend le monde du travail.

L’Interrégionale wallonne et l’Interrégionale de Bruxelles, tout en restant très attachées à leur rôle de contre-pouvoir au niveau régional, estiment incontestable le rôle positif qu’a joué le Parti Socialiste dans le développement économique et social des Régions wallonne et bruxelloise ces dernières années.

Le monde du travail, mis rudement à l’épreuve, a pu mesurer l’importance de la présence des Ministres socialistes tant aux Gouvernements wallon et bruxellois qu’au Gouvernement fédéral, où ils se sont positionnés pour la défense d’une sécurité sociale forte.

Nous n’avons pas de mots assez durs pour qualifier les comportements indécents, récemment démasqués, de quelques-uns de nos élus. Nous nous désolidarisons totalement de cette conduite, indigne des citoyens.

Cependant, nous pensons qu’aucun amalgame ne peut être fait entre un parti démocratique (son programme, ses idées, ses valeurs) et les abus d’individus isolés, membres de ce parti.

En tant que syndicat socialiste, nous avons toujours combattu l’extrême droite avec détermination. Défendant un projet de société raciste et xénophobe, les formations politiques d’extrême droite ont toujours été qualifiées d’ « infréquentables » par les familles politiques démocratiques.

Aujourd’hui, nous sommes choqués d’entendre que le MR réserve également cet adjectif au Parti Socialiste. Nous pensons qu’il s’agit d’une dérive qui mérite une explication. Dans le débat politique, fût-ce en période pré-électorale, aucun parti démocratique ne devrait pouvoir qualifier un autre parti démocratique d’ « infréquentable ».

L’Interrégionale wallonne et l’Interrégionale bruxelloise de la FGTB demandent que les querelles politiciennes fassent place au débat d’idées.

samedi 16 mai 2009

40.000 personnes à la manifestation européenne des !

Avec Harlem Désir, tête de liste Ile de France aux élections européennes - député européen et vice président du Global Progressive Forum




jeudi 14 mai 2009

Le monde va mal

Edito de Résolument Jeunes, mois de Février 2009

Le monde va mal. Tous les jours nous en avons la confirmation ; crise financière, crise alimentaire, crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise démocratique et idéologique. Les valeurs universelles que nous défendons sont mises à mal et chacun semble effectuer un grand repli sur soi. La vague néo-libérale, et ses dégâts, est passée par là.

Pour autant, les crises doivent nous conduire, nous femmes et hommes socialistes, à considérer que les idées que nous incarnons et défendons sont plus que jamais le seul espoir pour rêver d'un monde meilleur. Notre première priorité, dans nos fonctions, dans nos organisations, dans nos comportements et dans notre capacité à défendre nos projets, est de rassembler et de proposer des solutions dans l’intérêt de nos concitoyens, particulièrement des plus faibles. En Belgique, cela veut également dire ne pas rajouter une crise politique aux crises qui secouent déjà notre monde.

Les futures campagnes électorales – régionales et européennes – seront des moments privilégiés de débats, de discussions, mais plus encore de propositions pour concevoir ce que doit être le XXIème siècle qui s'ouvre. Ce sera aussi un moment où nous devrons exprimer notre volonté, pour dire que nous n'acceptons pas le monde tel qu'il nous est proposé, et pour que l'idée du rêve puisse à nouveau se manifester.

C’est dans cette démarche que s’inscrit le Réso-J. Faire partie de l'action commune, de l'associatif progressiste c'est aussi travailler dans un environnement où la société civile s'engage et milite pour les mêmes valeurs. Dans ce numéro de Résolument Jeunes, vous pourrez découvrir le travail d'organisations proche de notre Réseau d'Organisations de Jeunesse. Des associations qui ont une action commune : le changement et l'émancipation par l'égalité, la solidarité et la justice sociale. Tant au niveau national qu'international, la jeunesse ne peut s'envisager sans rapport au reste monde.

Dans ce monde qui va mal, mettons en évidence, collectivement ou individuellement, les valeurs du socialisme. C'est dans une volonté de changement de société et vers une plus grande ouverture au progressisme que nous nous positionnons. Saisissez l'opportunité de porter votre parole au monde.

Des signaux positifs de partout nous renforce, du Forum Social Mondial de Belem au Brésil, des Etats-Unis avec l’élection de Barack Obama, ou encore du succès inattendu d'un film indien Slumdog Millionaire. En Belgique également, faisons renaître l’espoir du changement !

Yonnec Polet,

Président

jeudi 7 mai 2009

Appel du MOC pour une région bruxelloise productrice d’égalité, de justice et de solidarité.

La crise est bien présente. Celle d’un système, le capitalisme, qui nous entraine dans l’approfondissement des inégalités. Cette crise d'une ampleur sans précédent amplifie les crises climatiques, écologiques, sociales, culturelles et politiques.
L’offensive idéologique de droite qui a soutenu ce système, a envahi le champ politico-médiatique avec des discours basés sur la croissance débridée, l’individualisme à outrance, l’effort pour l’effort, gratuit et sans référence à d’autres valeurs, la réussite - celle qui écrase plus que celle qui promeut, l’anti-égalitarisme, et même jusqu’à des prises de positions xénophobes. Dans ce terreau, ce capitalisme s’est développé sans limite. Sa soit disant autorégulation s’est révélée un mensonge.

Dans ce contexte individualisé et traversé par ce capitalisme agressif, il nous faut reprendre la bataille des idées, des valeurs et des idéaux, des projets basés sur la solidarité et l’émancipation économique et culturelle de chacun et chacune. Il nous faut analyser et pallier à toutes les formes d’exploitation et de domination. De fait, il ne suffit pas de supprimer les dominations sociales pour éradiquer la domination masculine, tout comme œuvrer à construire l’égalité entre hommes et femmes ne peut se faire sans mesurer les inégalités existantes entre femmes ;
tout comme l’accès à l’emploi et au salaire doit inclure les conséquences écologiques et remettre en question nos modes de développements économiques ;
tout comme les revendications liées aux transformations climatiques ne peuvent se faire sans les analyser au regard des inégalités sociales ;
tout comme les injustices socio-économiques ne peuvent se combattre sans remettre l’égalité et les déterminants de la vie sociale au centre des débats.
Ces différentes questions interpellent les différentes forces progressistes, globalement et concrètement pour une nouvelle législature.

La Région bruxelloise, c’est connu, est confontée à une situation paradoxale. Sa situation économique la porte au troisième rang des régions les plus riches de l’Union Européenne. C’est le résultat d’une concentration importante d’activités internationales, financières et commerciales, situées pourtant sur un territoire assez exigu. Bruxelles est non seulement le siège de nombreuses sociétés, d’institutions politiques ou d’administrations publiques nationales ou internationales mais également le lieu d’une activité socio-économique intense, industrielle et de services. L’activité économique de la région est assurée par quelques 33 000 entreprises, dont la toute grande majorité sont des PME. Premier bassin d’emploi, dont 56% sont occupés par des personnes ayant un diplôme d’enseignement supérieur et/ou universitaire, elle concentre cependant, le taux de chômage le plus important du pays.

Par ailleurs, ces richesses sont inégalement réparties parmi sa population et sur son territoire. Les inégalités sociales sont grandes et la Région connaît une dualisation de plus en plus profonde. Elle est confrontée à une forte concentration de problèmes sociaux, le chômage y est croissant : plus de 96 000 personnes au chômage, c’est à dire plus de 19% de la population active. Seulement 46% de l’emploi de la région est occupé par ses habitants. Le chômage des jeunes s’élèvent à plus de 35%. L’accès au logement social et moyen devient de plus en plus difficile si pas impossible pour de plus en plus de gens. La paupérisation est en augmentation : 32% des familles n’ont pas de revenus provenant d’un emploi, une famille sur 20 émarge au CPAS, plus de 30% des familles avec un enfant et plus, sont en situation de monoparentalité, dont plus de 86% de femmes. Les "bénéficiaires" de l’aide sociale sont de plus en plus nombreux et parmi eux un nombre de jeunes croissant. Les besoins sociaux sont criants en particulier dans de nombreux quartiers du centre de la région, que l’on appelle le « croissant pauvre » . Dans ces quartiers, un universitaire a trois fois moins de chance de trouver un emploi, dans ces quartiers une femme quelque soit son diplôme ou certificat, a quatre fois moins de chance d’accéder à l’emploi. Et que dire de l’échec scolaire plus marqué dans la Région bruxelloise que dans les autres régions.
Ces constats tout comme les prévisions démographiques de la Région interpellent tous les acteurs, tous les responsables qu’ils soient engagés dans l’action sociale, dans l’action culturelle, dans l’intervention politique ou dans la négociation socio-économique. La nouvelle législature doit être l’occasion de mobiliser tous les acteurs et responsables de la Région autour de projets et de décisions qui octroient plus de qualité de vie, plus de redistribution sociale, plus d’égalité dans l’éducation dans l’accès à la culture, la santé, le logement, mais aussi pour une qualité de vie basée sur un autre modèle que celui qui nous fut imposé pendant plus de deux siècle.

Il faut donner plus de souffle, d’ampleur et de soutien aux projets progressistes solidaires et durables pour Bruxelles en les intégrant également (à tous les niveaux de pouvoirs) dans nos projets pour une Europe plus démocratique, plus sociale et plus écologique. Un projet pour la Région de demain, diversifiée, créatrice, productrice de bien-être pour tous, plus autonome, plus égalitaire, plus à l’écoute de ses habitants. Un projet qui engage les pouvoirs publics et les Bruxellois et Bruxelloises par un contrat de solidarité et d’avenir. Les termes de ce contrat doivent être proposés puis définis après de larges débats publics associant les organisations sociales et économiques, les mandataires politiques, les habitants et les associations.

Il nous faut promouvoir un modèle urbain dans lequel le développement économique ne se fonde pas sur la concurrence et les inégalités, mais bien sur la coopération et les services collectifs. Ceci implique des transformations radicales dans nos manières de consommer et de produire. Ce ne pourra se faire que si nous respectons les exigences de justice sociale dans les politiques que nous devons mener. Nous voulons promouvoir une croissance plus qualitative pour tous, des modes de développements durables, solidaires et citoyens et des politiques positives améliorant la cohésion sociale.

Le capitalisme n’est pas une fatalité.

Ces combats-là, nous voulons que les gens puissent les gagner ensemble, rassurés par de fortes solidarités. Nous ne voulons pas que prédominent l’angoisse de l’exclusion ou que les replis individualistes, intégristes ou conservateurs s’amplifient.


C’est pourquoi, les signataires de cet appel vous proposent cinq priorités pour ce contrat :

1. Emplois de qualité et développement économique et durable

Dans ce contexte de mutations économiquess et démographiques actuelles, la Région doit évaluer et repréciser le C2E (Contrat pour l économie et l’emploi à Bruxelles) afin de rencontrer certains des objectifs qui traversaient le Contrat et mettre en oeuvre ce qu’il faut pour :
- promouvoir une économie dans laquelle on vise le plein emploi
- développer une économie répondant aux opportunités du nécessaire progrès environnemental
- développer et valoriser les métiers liés à l’environnement et la qualité de vie. Vértable réservir d’emplois, ces nouveaux secteurs d’activités économiques nécessitent de nouvelles filières de formation.
- innover dans la création d’emploi de qualité en s’appuyant sur les ressources intellectuelles et productives de la Région ;
- soutenir un développement adapté au milieu urbain des entreprises industrielles et artisanales, des secteurs à forte intensité de main d’œuvre ;
Réorienter les outils d’expansion économique pour soutenir les secteurs porteurs d’emploi pour les bruxellois : filières vertes, commerce, horeca, culture, tourisme, secteur non marchand.
- promouvoir et développer l’économie sociale en tant qu’alternative à l’économie concurentielle et de profit
- renforcer dans ce cadre, le secteur non-marchand e ;
- lutter contre les discriminations à l’embauche ;
- développer les offres de formation répondant aux besoins et défis bruxellois;
- renforcer les dispositifs de formation qualifiantes pour tous ;
- renforcer l’articulation entre les politiques de formation, d’emploi et d’enseignement, dans le respect des spécificités des acteurs concernés en favorisant l’emploi bruxellois
- prendre les mesures adéquates qui permettent à la population bruxelloise d’accéder à l’emploi dans les services publics
- combattre le chômage et non les travaillleurs au chômage.

2. Santé et mieux vivre
3.
Les questions de la santé, du social et du « mieux vivre » ne peuvent être réduites à des aspects techniques ou sanitaires. Elles doivent être inscrites dans une approche cohérente de santé publique et de qualité de vie. Basées tout autant sur une prise en considération des déterminants de la santé et de la capacité d’avoir une vie sociale satisfaisante, elles doivent prendre en compte les dimensions d’accessibilité, de qualité des soins, des limites financières d’une partie de plus en plus importante de la population, des repères culturels et des besoins sociaux, des milieux de vie, de travail et d’habitat :
- refuser la privatisation et la marchandisation de la santé et du social ;

- défendre le droit pour tous d’accéder à la prévention et aux soins dans un cadre fédéral de maintien et de défense du droit à la sécurité sociale ;
- soutenir et renforcer les missions socio-médicales des généralistes ;
- défendre l’exercice des missions publiques de santé, d’accueil, et de soins des hopitaux régionaux partenaires de la politique sociale de santé ;
- financer correctement les moyens d’aide et de soins à domicile et des besoins sociaux révélés (démographiques, handicaps, répit, soutien aux familles…) ;
- mieux définir et reconnaître les métiers de l’aide à domicile ;
- favoriser une plus grande intégration des personnes handicapées dans tous les aspects de la vie économiqiue, sociale et d’accès au logements adaptés
- prendre en considération des situations de vie des personnes handicapées et du soutien nécessaire aux familles (hébergement, dispositifs de répit, mobilité,…)
- établir et soutenir une politique de santé mentale spécifique
- améliorer la promotion de la santé et la prévention ;
- veiller à la protection de la santé des enfants notamment par le renforcement de la promotion de la santé à l’école et des « écoles en santé » ;
- améliorer l’accès pour tous à une alimentation durable, bon marché et bénéfique pour la santé et l’environnement.
- revendiquer le droit pour les personnes âgées, sans discrimination de leur appartenance régionale à une assurance autonomie en phase avec ses besoins (compétence fédérale).
- et dans la poursuite de cette volonté, soutenir et développer les centres de jour et de soins de jour tout en privilégieant les approches intergénérationnelles solidaires et innovantes,


3. Logement

Avoir un logement, c’est un droit fondamental inscrit dans l’article 23 de la constitution. Mais ce droit ne peut être impayable et l’absence de logement ou son insalubrité sont autant de causes d’exclusion. En 5 ans, les prix moyens locatifs ont augmenté de 30% sur Bruxelles, le prix d’acquisition d’une maison de plus de 31%, celui des appartements de plus de 37%. Face à la flambée des prix, il ne reste comme choix pour beaucoup de ménages que de quitter Bruxelles ou de rester dans un logement à la limite de la salubrité. C’est par l’intervention des pouvoirs publics, en tant que régulateur du marché du logement, que la situation peut s’améliorer. Pour rencontrer cet objectif, quelques priorités doivent être prises en compte :
- améliorer l’accessibilité au logement social tout en poursuivant sa rénovation ;
- favoriser la participation des habitants de logement social par la mise en place d’un conseil consultatif dans chaque SISP et en dotant le Conseil Consultatif du logement de moyens suffisants ;
- développer une politique du logement en faveur des familles ;
- favoriser les économmies d’énergie orientées principalement vers les revenus faibles et les collectivités.
- soutenir l’accès des particuliers, ayant un faible revenu, à la propriété ;
- augmenter le parc de logement public. Les évolutions démographiques de la Région doivent être anticipées et inscrites dans le cadre d’un plan global qui intègre également les d’équipements, les services de proximmité, l’accueil de la petite enfance et l’environnement public (parcs, squares, lieux collectifs et de rencontres);
- établir une relation plus étroite entre le loyer et les revenus par une détermination plus objective de la valeur locative normale dans le logement social ;
- maintenir le moratoire sur la vente du patrimoine social ;
- encadrer les loyers du secteur privé (compétence fédérale).
- Appliquer et amlplifier les mesures concernant les logements abandonnés.

4. Enseignement

L’enseignement est une mission de service public. Cette mission doit être concrétisée de manière à ce que tous les enfants y trouvent leur place et soient traités de façon juste. C’est dire que le service public se doit de combattre les logiques de concurrence et de ségrégation en refusant toutes formes de marchandisation de l’école. Ces objectifs doivent être concrétisés en Région bruxelloise :
- En mettant en œuvre ldes principes essentiels de la Charte associative
- En mettant en œuvre le « décret concernant l’encadrement différencié
- En donnant la priorité à la revalorisation de l’enseignement qualifiant
- En mettant en place les instances de pilotage et de dialogue entre l’offre et la demande sur des Zones (bassins)
- En rencontrant les premiers problèmes d’apprentissage pour les enfants ne maitrisant pas la langue d’enseignement, notamment en rendant obligatoire l’inscription en 3e maternelle
- En rencontrant les exigences de connaissance de la 2e langue nationale par le développement d’enseignements bilingues
- En concrétisant certaines des propositions formulées dans le C2E en ce qui concerne les articulations à établir entre l’enseignement, la formation et l’emploi, propositions à mettre en oeuvre par les pouvoirs politiques des 2 communautes et de la région bruxelloise
- En développant les classes passerelles
- En offrant à tout jeune un enseignement de qualité, ce qui implique :
o d’offrir un stage formatif en entreprise durant le 3e degré de l’enseignement technique et professionnel ;
o de développer de manière qualitative et quantitative l’alternance en RBC en impliquant tous les acteurs concernés ;
o de mettre en œuvre, voire amplifier, le décret concernant le financement différencié ;
o de résoudre la pénurie d’enseignants en complétant le décret la concernant ;
o de favoriser l’apprentissage des lanques tant en ce qui concerne la langue d’enseignement que la seconde langue régionale.

5. Jeunes

Bruxelles c’est aussi une Région jeune, dotée de ressources et de potentialités. Mais ces potentialités n’ont pas le même impact sur l’ensemble de la jeunesse. Une part de celle-ci a à faire face à des difficultés majeures. Ses difficultés concernent leur faible taux de qualification avec 28% des 20-24 ans qui quittent l’école sans diplôme. Elles se traduisent aussi par un taux de chômage élevé chez les moins de 25 ans c’est-à-dire plus de 30%. En outre, près de 20% des 18-25 ans dépendent de l’aide sociale. De même, le marché immobilier impose des prix de location ou d’achat très élevés réduisant la mobilité des jeunes.

Les objectifs de solidarité que nous voulons promouvoir doivent se traduire dans ce Contrat. Un contrat de solidarité et d’avenir qui donne une priorité entre autres aux jeunes dans tous les domaines, de l’enseignement à la culture, en passant par la recherche scientifique, l’accès pour tous à l’énergie, la mobilité, la revitalisation des quartiers, l’aménagement du territoire, l’accès aux sports, à l’autonomie financière, la lutte contre la pauvreté, le besoins de sécurité, tout en favorisant et développant la valorisation des échanges intergénérationnels.
Ce contrat doit être proposé, débattu, négocié avec les jeunes. Il doit reprendre entre autres des propositions qui permettent :
- d’offrir aux jeunes les moyens de bâtir des projets de vie à long terme ;
- de casser l’image dévalorisante des filières techniques et professionnelles ;
- de favoriser la vie des jeunes dans leur quartier tout en encourageant les rencontres entre les jeunes d’autres quartiers dans cette ville qui est riche de sa potentialité de sa diversité internationale et multiculturelle.
- d’offrir aux jeunes des espaces de débats et de consultation sur les questions qui les concernent.

Cet appel est ouvert à la signature de tous. Signatures à envoyer pour le mardi 12 mai à 12h00 au plus tard chez daniel.fastenakel@mocbxl.be, theunissenaf@yahoo.fr

Je signe !

mercredi 6 mai 2009

Redparty ce samedi !

Programme PS pour la région Bruxelles-Capitale

1er mai 2009, Fêtons les travailleurs !



Au bal Rouge de la CGSP; Julie Fiszman, Yonnec Polet, Jean-Pierre Van Gorp, Bernadette Gennotte, Fadila Laanan, Karine Lalieux, Catherine Werts (photos)

jeudi 30 avril 2009

La video du lancement de campagne est sur You tube ! !

Nos interventions !

Lancement de campagne !



Mardi soir 28 avril 09, Julie, Sigrid, Karim et moi même avons organisé une soirée de lancement de notre campagne au local de la section de Bruxelles.

Un grand merci à tous les amis qui sont venus nous soutenir !

Merci à Laurette, à Paul Magnette, à Freddy Thielemans, Françoise Dupuis, Gilles Mahieu, Alain Hutchinson et tous les autres d’être venu !

Maintenant, en avant la gauche, en avant la campagne !

PS - Merci à Marco pour les photos ! 

“Fête du muguet” à Ganshoren


Samedi soir avait lieu comme chaque année la traditionnelle “Fête du muguet” à Ganshoren. Repas convivial, ambiance détendue et petits pas de danse ont ponctué cette agréable soirée à laquelle assistaient la bourgmestre Michèle Carthé, l’échevine de Bruxelles-Ville Karine Lalieux, la députée régionale Julie Fiszman, Jean-Pierre Van Gorp, conseiller communal à Shaerbeek et moi-même. Merci aux camarades de Ganshoren pour leur accueil chaleureux ! 

mercredi 15 avril 2009

Lettre ouverte au MR et aux partis libéraux européens

Poul Nyrup Rasmussen , président du Parti socialiste européen.

Caroline Gennez , présidente du SP.A.

Elio Di Rupo , président du PS.

Lettre ouverte au MR et aux partis libéraux européens

publié dans LE SOIR, mercredi 15 avril 2009, 09:30

Aujourd’hui votre Parti européen – les libéraux et démocrates européens – lance sa campagne électorale européenne. Une de ses priorités nous inquiète : « Le marché unique devrait être renforcé et élargi dans les domaines de l’énergie, des services postaux, des chemins de fer et des soins de santé ».

Nous vous écrivons pour vous poser une question : comment proposez-vous d’utiliser le marché unique pour assurer que ces services demeurent de qualité, abordables et accessibles à tous ?

Les soins de santé sont un service public. Notre priorité doit être d’assurer des soins de santé de qualité partout, accessibles à tous, riches et pauvres. C’est un principe fondamental : les logiques du marché ne doivent pas dominer les services de santé. Le Parlement européen est en train de débattre des « soins de santé transfrontaliers » : un projet de directive visant à donner aux citoyens le droit de recevoir un traitement médical dans d’autres pays de l’UE, au-delà des situations déjà couvertes par la législation existante, aux frais de la collectivité. Alors que les députés européens libéraux plaident pour un marché ouvert dans le secteur des soins de santé sans prendre en compte toutes les conséquences, les socialistes travaillent pour faire en sorte qu’un privilège de quelques-uns – moins de 1 % des patients – ne mette pas en péril les soins de santé pour le plus grand nombre. L’idée qu’un patient venant de Belgique puisse voyager vers l’Autriche pour y recevoir un traitement est sympathique, mais qui va payer et comment ? Si le patient doit avancer les frais de déplacement et de soins, s’agit-il alors d’une mesure équitable ? Comme souvent, il se peut que les patients plus riches aient le droit de choisir où se faire soigner, alors que les patients plus pauvres n’auront aucun choix. En outre, les systèmes de santé nationaux sont basés sur un

équilibre et une planification précise ; sans mesures de contrôle et de sauvegarde, des flux imprévisibles de patients transfrontaliers pourraient avoir des conséquences désastreuses.

Nous posons des questions semblables quant à la volonté des libéraux européens d’élargir le marché unique dans les secteurs ferroviaire et postal. Le marché unique c’est très bien, mais qui va prendre en charge les investissements futurs ? L’infrastructure ferroviaire n’est pas bon marché, et tous les principaux projets ferroviaires européens sont au moins en partie fiancés par les pouvoirs publics. Les socialistes disent que la fonction ultime des chemins de fer n’est pas de générer du profit pour des entreprises privées : un transport et une mobilité abordable et de bonne qualité sont une nécessité économique et sociale. Regardez le désastre de la privatisation des chemins de fer britanniques à l’époque des gouvernements conservateurs.

Les services postaux ont déjà été exposés au marché unique, ce qui a conduit à des pertes d’emploi et à l’absence de bénéfices concrets pour les consommateurs. Avec de plus de fermeture de bureaux de poste, peut-être que des marches plus longues vers le bureau de poste sont bonnes pour la santé ! Quel est l’avantage d’une nouvelle extension du marché intérieur dans les services postaux ?

L’Union européenne est en train de mettre en œuvre le troisième paquet de libéralisation de l’énergie. Nous l’avons soutenu car le marché a un rôle à jouer dans la fourniture d’énergie. Mais des défis plus importants qu’un marché encore plus libéralisé nous font face. Aujourd’hui, l’Union européenne a besoin de programmes d’investissement européens dans les infrastructures pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement énergétique et favoriser la transition vers les énergies renouvelables. L’UE a également besoin de normes contraignantes pour réduire la consommation d’énergie et de mesures favorisant l’efficacité énergétique. Est-ce que la libéralisation a permis que l’énergie, bien de première nécessitée, soit accessible à tous ? Avant toute autre chose nous avons besoin d’une véritable politique européenne de l’énergie.

En 2006 les socialistes au Parlement européen ont remporté une importante victoire en excluant les services de santé et les services sociaux de la célèbre directive services-Bolkestein. Nous n’avions pas à l’époque le soutien de la plupart des députés européens libéraux. Avec cette tache sur leur bilan, peut-on avoir confiance dans les libéraux pour s’occuper des services publics essentiels ?

Le Manifeste du PSE ne laisse aucune marge au doute, et marque clairement notre engagement à maintenir l’intégrité des services publics. Le manifeste des libéraux pour les élections européennes ne contient aucun engagement de ce type. Voilà pourquoi nous sommes inquiets.

Cordialement.

samedi 4 avril 2009

Le Global Progressive Forum terminé, place aux Régionales 2009 !

Hier soir, après deux jours de débats, 2.000 participants, 17 débats, plus de 80 orateurs du monde entier, la Conférence du Global Progressive Forum s'est clôturée dans une ambiance de fête, une déclaration à la clé.

Après avoir travaillé pendant des mois sur la préparation de cette conférence, j'ai le sentiment qu'on a placé un petite pierre supplémentaire sur le chemin du renouveau idéologique des forces progressistes.

En travaillant de pair avec les syndicats et la société civile, en traversant les mers et les océans, nous sommes parvenus à construire des ponts entre des militants ayant des parcours très différent.

Pour autant, un message commun; face aux inégalités d'hier et d'aujourd'hui, face à la crise économique et financière - près de 80 millions de chômeurs d'ici la fin de l''année, il faut se mobiliser et proposer un plan de sortie de crise. La droite est atone car elle sait qu'elle est elle même responsable de cette crise. Alors elle essaie de faire oublier les discours arrogants sur le passéisme de nos valeurs. Fini la solidarité, l'égalité, la justice, il n'y en avait que pour le succès individuel, la dérégulation et les libéralisations.

Si aujourd'hui la droite semble adopter un discours progressistes, ne nous leurrons pas. Seule la gauche sera en mesure d'aller au dela des mots et de proposer une alternative. Merkel et Sarkozy ont beau crier au loup face aux paradis fiscaux, je doute fort que cela aille plus loin que les discours.

Alors maintenant, il faut expliquer et convaincre. Voila pourquoi j'ai hâte de prendre le chemin de la campagne. Avec bonne humeur mais avec fermeté et convictions. La conviction chevillée au corps que pour Bruxelles, la région et au déla, l'espoir du changement en faveur de tous, c'est nous qui l'incarnont.

J'ai eu l'occasion de rencontrer Lionel Jospin, invité au GPF, qui m'a fait la faveur de prendre une photo - dans la bonne humeur, comme on le voit. Je la partage avec vous. Un grand monsieur de la gauche européenne assurément.

lundi 23 mars 2009

Je suis candidat aux Elections régionales 2009 !


Bonjour à tous! 

Hier, le Congrès de la fédé bruxelloise du PS a adopté la liste pour les regionales du 7 juin.
Je suis en 37e place, et seul candidat pour la section de Berchem Saint Agathe.
Un bel honneur qui m'est fait là de la section, que je tiens à remercier chaleureusement pour le soutien.

Après une première expérience en 1999, je repars au combat ! Pour assurer la solidarité, un cadre de vie agréable, une région ouverte sur les autres et sur le monde, il faudra un PS fort.
Voilà pourquoi j'ai décidé de m'engager dans la bataille.

Vous trouverez ci-dessous la lettre de motivation que j'avais envoyé à la fédération, qui présente plus en détails mes motivations.

Ce sera une campagne importante, je tiendrai ce blog à jour pour  vous présenter mon programme et mes initiatives de campagne. Si vous souhaitez me rencontrer, m'aider, m'encourager, n'hésitez pas ! yonnecpolet@yahoo.fr  ou 0475 32 48 72 ! 

J'espère vous rencontrer prochainement, à très bientôt ! 

A l’attention de Mr. Philippe Moureaux

Président de la FBPS

 

 

Concerne :     Candidature aux Elections régionales 2009

Copie :           Monica Glineur, Secrétaire générale de la FPBS

                      Michel Roorijk, Président de la section PS de Berchem Saint Agathe

Cher Président,

Cher Camarade,

Je souhaite vous faire part de mon intérêt à participer à la prochaine campagne électorale du PS pour les Régionales de juin 2009.

Mon parcours militant et professionnel est l’illustration de mon engagement continu en faveur des valeurs du PS, celles que nous partageons et qui nous sont chères : égalité, solidarité, justice, liberté. Autant de motivation de m’engager avec l’ensemble de la liste afin de défendre les intérêts des Bruxellois, en particuliers des plus faibles, dans le contexte de crise que nous traversons.

Je suis actif depuis de nombreuses années au sein du PS (adhésion en 1993 - candidat aux régionales en 1999, contribution à l’élaboration du programme du parti en 2004 (groupe de travail FBPS dans le cadre des Ateliers du progrès) et 2009 (commission Europe du PS), membre du Bureau de la FBPS, membre du Comité de section de la section de Saint Gilles, ancien Président de la section des JS de Saint Gilles). Je suis actuellement membre de la section de Berchem Saint Agathe où je me suis installé en janvier 2008.

Je travaille comme responsable de l’unité « Politique étrangère et mondialisation » au sein du Parti socialiste européen, où je suis conseiller de l’actuel Président, le danois Poul Nyrup Rasmussen, ancien Premier ministre.

Auparavant, j’ai travaillé dans l’économie sociale et le secteur des télécoms.

Je connais bien le secteur associatif pour avoir été Président de la CNAPD, coordination pluraliste de 48 organisations de jeunesse et mouvements d'éducation permanente progressistes, pendant quatre ans (2004-2008), Cette expérience au sein de la CNAPD, dont l’objectif est de sensibiliser l'opinion publique et de mobiliser contre la guerre, pour la solidarité internationale, pour la démocratie et contre les exclusions et les inégalités, m’a permis de rencontrer de nombreux militants progressistes de la région bruxelloise.

Je suis depuis peu Président de Ré.S.O. – J, la plate-forme des organisations de jeunesse du PS. Ce qui me permet également d’avoir de développer des contacts dans l’associatif progressiste (FGTB Jeunes, CIDJ, Tels Quels J …) Autant d’expériences et de valeurs partagées que je souhaite mettre à disposition de Bruxelles.

J’ai également une expérience internationale (Forum sociaux européens et mondiaux ; échange des jeunes Palestiniens et Israéliens ; missions au Proche-Orient, en Afrique, en Asie, … ) qui m’a permis de rencontrer nombre d’associations de terrain à Bruxelles qui suivent ces dossiers.

Le monde va mal et nous en avons la confirmation tous les jours; crise financière, crise alimentaire, crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise démocratique et idéologique. Les valeurs universelles que nous défendons sont mises à mal et chacun semble effectuer un grand repli sur soi. La vague néo-libérale, et ses dégâts, est passée par là.

Pour autant, les crises doivent nous conduire, nous femmes et hommes socialistes, à considérer que les idées que nous incarnons et défendons sont plus que jamais le seul espoir pour rêver d'un monde meilleur. Notre première priorité est de rassembler et de proposer des solutions dans l’intérêt de nos concitoyens, particulièrement des plus faibles. En Belgique, cela veut également dire ne pas rajouter une crise politique aux crises qui secouent déjà notre monde.

Les futures campagnes électorales – régionales et européennes – seront des moments privilégiés de débats, de discussions, mais plus encore de propositions pour concevoir ce que doit être le XXIème siècle qui s'ouvre. Ce sera aussi un moment où nous devrons exprimer notre volonté, pour dire que nous n'acceptons pas le monde tel qu'il nous est proposé, et pour que l'idée du rêve puisse à nouveau se manifester.

Tel est le sens de ma candidature, avec les socialistes Bruxellois et pour Bruxelles, qui je l’espère retiendra votre attention et celle du comité des sages de la fédération.

En espérant une suite favorable, je vous prie d’agréer, cher Président, Monsieur Moureaux, mes salutations socialistes.

Yonnec Polet

jeudi 26 février 2009

UNE NOUVELLE MONDIALISATION ; LE CHANGEMENT PROGRESSISTE

Les changements liés à la mondialisation s’accélèrent mais, pour autant, la répartition de ses bénéfices reste largement inégalitaire. En tant que forces progressistes, nous devons nous mobiliser afin de faire face à la crise économique, aux licenciements massifs, à la crise des marchés financiers, à la crise alimentaire, aux changements climatiques et environnementaux et pour promouvoir l’emploi, le travail décent et une mondialisation plus juste. Nous devons urgemment faire face à ces problèmes et proposer de nouvelles solutions. Il est l’heure pour les progressistes du monde entier de se rassembler et d’agir de façon coordonnée.

Le Forum Progressiste Mondial organise sa 3ème conférence « Une nouvelle mondialisation ; le changement progressiste », les 2 et 3 avril 2009 au Parlement Européen à Bruxelles.

Pendant deux jours, hommes et femmes politiques progressistes, personnalités incontournables des institutions internationales, syndicalistes et représentants de la société civile de différentes parties du monde vont débattre et mettre en œuvre un nouvel agenda progressiste mondial.

Produire des recommandations concrètes et de renforcer la mise en réseaux des acteurs progressistes internationaux sur ces thèmes sont à l'ordre du jour.

LISTE DES ORATEURS DEJA CONFIRMES

Joseph Stiglitz, Susan George, Vandana Shiva, Howard Dean, Pascal Lamy (OMC), Dominique Strauss-Kahn (FMI), Guy Ryder (CIS), Kemal Dervis (PNUD), John Sweeney (AFL-CIO), Antonio Guterres (UNHCR), John Monks (ETUC), Marco Aurelio Garcia (Brésil), Olivier De Schutter, Salima Ghezali, Tsuyoshi Takagi, Martin Khor (TWN), Alfred Gusenbauer, Chico Whitaker (FSM), Lionel Jospin, Gareth Evans (ICG), Ousmane Tanor Dieng, Pascal Affi N’guessan, Juan Somavia (OIT), Phil Bloomer (Oxfam), Elio Di Rupo Poul Nyrup Rasmussen, Martin Schulz, Josep Borrell.

Documentation et inscriptions via le site http://www.globalprogressiveforum.org/.

Sincères salutations progressistes!

lundi 19 janvier 2009

Gaza, encore l'effroi

Depuis trois semaines, je suis tétanisé par la crise Gazaoui. Ce déferlement de violence est inoui, complètement fou.

Construire la paix sur des ruines, j'en doute. Le remake de la crise libaniase de 2006 est pourtant là. Bombardements massifs, victimes en nombre, destructions d'infrastructures à l'aveugle ... Et puis?

Au Liban, c'est un calme relatif, un déblocage de la situation concernant l'élection du Président. Pour le reste, un statu quo interne très fragile et un Hezbollah renforcé politiquement.

Alors en Palestine? Mêmes effets en perspective? Depuis le cessez le feu de ce matin, les plus optimistes y croient. Une réconcialtion intra-palestinienne, cumulé à une reprise des négociations.

J'ai envie d'y croire mais je n'y arrive pas.

Attendons de voir la nouvelle Administration Obama en oeuvre. Barack Obama semble être l'homme providentielle. En tout cas, si ce n'est sous sa présidence, je pense que le rêve de deux peuples deux Etats sera définitivement éteint.

Puissent les Elections israéliennes du 10 février nous donner un résultat encourageant.

J'ai envie d'y croire mais je n'y arrive pas.

Le Parti Socialiste Européen interpelle Ehud Barak

Voici un courrier publié sur le site du PSE quele Président, l'ancien Premier Ministre du Danemark, Poul Nyrup Rasmussen, adresse à Ehud Barak, leader du parti travailliste et ministre de la Défense israélien.

Certainement intéressant à lire, ce n'est pas fréquent de voir un leader d'un parti membre de l'IS interpellé de la sorte.


Mr. Ehud Barak
Chairman of the Labor Party of Israel
Minister of Defence of Israel

Brussels, 7 January 2009

Dear Ehud,
Dear Mr Chairman,

I am writing to you concerning the tragic events unfolding in Gaza since the launch of the military operation ‘Cast Lead’ of the Israeli Defence Forces on December 27 2008.
As leader of the Labor Party of Israel and Minister of Defence, you have a crucial role.The current situation is utterly unacceptable and I feel obliged to voice my concerns.

Let us be clear: I condemn Hamas launching rockets against Israeli civilians. It is unacceptable and Hamas bears a significant responsibility in the current crisis. European Socialists have always been committed to the Middle East and have always enjoyed close contacts with Israel and its people. We have always expressed our commitment to Israel’s security and expressed solidarity in times of pain and distress.

Nevertheless, today’s toll of more than 600 civilian deaths in Gaza is outrageous and disproportionate to the Israeli casualties caused by Hamas rocket attacks. The number of innocent children killed and families destroyed is appalling. Today, the whole population of Gaza is deprived of food, heating, energy, medical supplies and other basic needs.

No one can remain quiet: no one can justify such extreme actions. Even in a state of war there are international laws and agreements to be respected and Israel must comply with her obligations under international humanitarian law.
There is no military solution to insecurity in and around Gaza and no military means to end Hamas leadership of the Gaza strip. On the contrary, we are witnessing the rise of even stronger popular support for Hamas in the Palestinian territories and in the Arab world.

Only a comprehensive political agreement between Israel and Palestine will create the conditions for peace and security.

I am therefore calling you to end immediately the military operation and ground invasion. It is time for a ceasefire under the auspices of the United Nations.

I give my full support to:

- An immediate ceasefire agreement, as proposed by Egyptian President Mubarak and supported by the EU and the US;
- The complete withdrawal of IDF troops from Gaza;
- A third-party monitoring mechanism to ensure compliance with any ceasefire agreement respecting Israeli and Palestinian security interests;
- The lifting of the siege of Gaza, with immediate access for humanitarian supplies and opening of the crossing points.

The humanitarian disaster unfolding in Gaza is deeply damaging EU-Israel relations and it could have severe consequences that both of us would like to avoid.

The Israel-Palestine conflict is at the heart of regional insecurity in the Middle East. It is time to prepare the future and work on a long-lasting solution ending the Palestinian territories occupation. I am convinced that an International conference should be convened by the Quartet to negotiate a political agreement, with all the players in the region, along the lines of the Arab League initiative and previous Israeli-Palestinian agreements.

There are many voices around the world calling for reason. There are also unfortunately many urging more radicalisation and division. Let us not be deflected from the responsibility to create a peaceful environment for the Middle East.

I recall the late and great Yitzhak Rabin’s memoirs, “There is no doubt whatsoever in my mind that the risks of peace are preferable by far to the grim certainties that await every nation in war.”
All PES Leaders and member parties in the EU are committed to support the Middle East Peace process and share the vision of two secure and viable states coexisting in peace: Israel and Palestine.
I am at your disposal to step up the efforts of the EU to achieve a ceasefire and a lasting peace, and I urge you to choose the path of the political negotiations in the interests of Israel and the security of the whole region.

Sincerely yours,

Poul Nyrup Rasmussen
PES President

mardi 2 septembre 2008

"McCain... More of the Same.''

Joe Biden's speech in Denver in accepting the Democratic Party's vice presidential nomination :

"Millions of Americans have seen their jobs go offshore, yet John continues to support corporations that send them there,'' Biden said. "That's not change. That's more of the same. he voted 19 times against raising minimum wage for people that are struggling just to make it to the next day. That's not change. That's more of the same. And when he says to continues to spend $10 billion a month when the Iraqis have a surplus of nearly $80 billion, that's not change. That's more of the same.''

"That's not change, that's the same,''

You know, folks, my dad used to have an expression. He'd say: "you know you're a success when he turns and looks at his son or daughter and knows that they turned out better than he did." I am a success. I am a hell of a success.
Beau, I love you. I am so proud of you. I'm so proud of the son you've become. I'm so proud of the father you are. And I'm so proud of my son Hunter, my daughter Ashley, and my wife Jill, the only one who leaves me both breathless and speechless at the same time.
It is an honor to share this stage tonight with President Clinton. A man I think brought this country so far along that I only pray that we can repeat it. And last night, it was moving to watch Hillary, one of our great leaders of our party, a woman who has made history and will continue to make history: a colleague, my friend Senator Hillary Clinton.
And I am truly honored to live in a country with the bravest warriors in the world. And I'm honored to represent our first state―my state― the state of Delaware.
Since I've never been called a man of few words, let me say this as simply as I can: Yes. Yes, I accept your nomination to run and serve with Barack Obama, the next President of the United States of America.

Let me make this pledge to you right here and now. For every American who is trying to do the right thing, for all those people in government who are honoring their pledge to uphold the law and honor the Constitution, no longer will you hear the eight most dreaded words in the English language: "The Vice President's office is on the phone."
Barack and I took very different journeys to this destination, but we share a common story. Mine began in Scranton, Pennsylvania, and then Wilmington, Delaware. My dad, who fell on hard economic times, always told me: "Champ, when you get knocked down, get up. Get up." I was taught that by my dad, and God, I wish that my dad was here tonight, but I am so grateful that my mom, Catherine Eugenia Finnegan Biden, is here tonight. Mom, I love you. You know my mom taught her children―all the children who flocked to our house―that you are defined by your sense of honor, and you are redeemed by your loyalty. She believes that bravery lives in every heart and her expectation is that it will be summoned.

Failure at some point in your life is inevitable, but giving up is unforgivable. As a child I stuttered, and she lovingly would look at me and told me: "Joey, it's because you're so bright you can't get the thoughts out quickly enough." When I was not as well dressed as the other kids, she told me: "Joey, you're so handsome honey, you're so handsome." And when I got knocked down by guys bigger than me, and this is the God's truth, she sent me back out the street and told me: "bloody their nose so you can walk down the street the next day." And that's what I did.
After the accident, she told me, "Joey, God sends no cross that you cannot bear." And when I triumphed, my mother was quick to remind me it was because of others.
My mother's creed is the American creed: No one is better than you. Everyone is your equal, and everyone is equal to you.

My parents taught us to live our faith, and to treasure our families We learned the dignity of work, and we were told that anyone can make it if they just try hard enough.
That was America's promise. For those of us who grew up in middle-class neighborhoods like Scranton and Wilmington, that was the American dream.
But today that American dream feels as if it's slowly slipping away. I don't have to tell you that. You feel it every single day in your own lives.

I've never seen a time when Washington has watched so many people get knocked down without doing anything to help them get back up. Almost every night, I take the train home to Wilmington, sometimes very late. As I sit there in my seat and I look out my window and I see the flickering lights of the homes we pass by, I can almost hear the conversation their having at their kitchen table after they put their kids to bed. Like millions of Americans, they're asking questions as ordinary as they are profound. Questions they never ever thought they'd have to ask themselves:
* Should mom move in with us now that dad is gone?
* Fifty, sixty, seventy dollars just to fill up the gas tank?
* How in God's name with winter coming, how're we gonna heat the home?
* Another year, no raise?
* Did you hear? Did you hear they may be cutting our health care at the company?
* Now, now we owe more on the house than it's worth. How in God's name are we going to send the kids to college?
* How are we gonna retire?

You know, folks, that's the America that George Bush has left us, and that's the America we'll continue to get if George―excuse me if John McCain is elected president of the United States of America. Freudian slip! Freudian slip! And folks, these are not isolated discussions among families down on their luck. These are common stories among middle-class people who've worked hard their whole life, played by the rules on the promise that their tomorrows would be better than their yesterdays.
That promise is the promise of America. It defines who we are as a people. And now it's in jeopardy. I know it. You know it. But John McCain doesn't get it. Barack Obama gets it though. Like many of us in this room, like many of us in this hall, Barack worked his way up. His is the great American story. You know, I believe the measure of a man is not the road he travels; it's the choices he's made along that road.

And ladies and gentlemen, Barack Obama could have done anything after he graduated from college. With all his talent and promise, he could have written his own ticket to Wall Street. But what did he choose to do? He chose to go to Chicago. The South Side of Chicago. There―there in the South Side of Chicago he met men and women who had lost their jobs. Their neighborhood was devastated when the local steel plant closed. Their dreams had to be deferred. Their self-esteem gone. And ladies and gentlemen, he made their lives the work of his life. That's what you do when you're raised by a single mom, who worked, went to school and raised two kids on her own. That's how you come to believe, to the very core of your being, that work is more than a paycheck. It's dignity. It's respect. It's about whether or not you can look your children in the eye and say: we're going to be all right.

Because Barack made that choice, 150 more children and parents have health care in Illinois. He fought to make that happen. And because Barack made that choice, working families in Illinois pay less taxes and more people have moved from welfare to the dignity of work. And he got it done.
And when he came to Washington, when he came to Washington, John and I watched with amazement how he hit the ground running, leading the fight to pass the most sweeping ethics reform in a generation. He reached across party lines to pass a law that helps keep nuclear weapons out of the hands of terrorists. And then he moved Congress and the president to give our wonderful wounded veterans the care and dignity they deserve.
You know, you can learn a lot about a man campaigning with him, debating him, seeing how he reacts under pressure. You learn about the strength of his mind, but even more importantly, you learn about the quality of his heart. I watched how Barack touched people, how he inspired them, and I realized he had tapped into the oldest belief in America: We don't have to accept a situation we cannot bear. We have the power to change it. And change it―and change it is exactly what Barack Obama will do. That's what he'll do for this country.
You know, John McCain is my friend, and I know you hear that phrase used all the time in politics. I mean it. John McCain is my friend. We've traveled the world together. It's a friendship that goes beyond politics. And the personal courage and heroism demonstrated by John still amazes me.

But I profoundly―I profoundly disagree with the direction that John wants to take the country, from Afghanistan to Iraq. From Amtrak to veterans. You know, John thinks, John thinks that during the Bush years "we've made great economic progress." I think it's been abysmal. And in the Senate, John has voted with President Bush 95 percent of the time. And that is very hard to believe. And when John McCain proposes $200 billion in new tax breaks for corporate America, $1 billion alone for just eight of the largest companies, but no, none, no relief for 100 million American families, that's not change; that's more of the same. Even today, as oil companies post the biggest profits in history―nearly a half trillion dollars in the last five years―John wants to give them another $4 billion in tax breaks.
That's not change, that's the same. And during the same time John voted again and again against incentives for renewable energy: solar, wind, biofuels. That's not change; that's more of the same. Millions of Americans have seen their jobs go offshore, yet John continues to support corporations that send them there. That's not change. That's more of the same. he voted 19 times against raising minimum wage for people that are struggling just to make it to the next day. That's not change. That's more of the same. And when he says to continues to spend $10 billion a month when the Iraqis have a surplus of nearly $80 billion, that's not change. That's more of the same.

The choice in this election is clear. These times require more than a good soldier. They require a wise leader. A leader who can change, change the change that everybody knows we need. Barack Obama is going to deliver that change. Because I want to tell you. Barack Obama will reform our tax code. He will cut taxes for 95% of the American people who draw a pay check. That's the change we need. Barack Obama, Barack Obama will transform our economy by making alternative energy a national priority and in the process creating 5 million new jobs and finally finally freeing us from the grip of foreign oil. That's the change we need.
Barack Obama knows that any country that out teaches us today, will out compete us tomorrow. That's why he'll invest in the next generation of teachers and why he'll make college more affordable. That's the change we need. Barrack Obama will bring down health care cost by $2,500 for the average family and at long last deliver affordable, accessible health care for every American. That's the change we need. Barack will put more cops on the street, put security back in social security and he'll never ever ever give up until we achieve equal pay for women. That's the change we need.

As we gather here tonight, our country is less secure and more isolated that it has been any time it has in recent history. The Bush foreign policy has dug us into a very deep hole, with very few friends to help us climb out. And for the last seven years, the administration has failed to face the biggest the biggest forces shaping this century. The emergence of Russia, china and India's great powers, the spread of lethal weapons, the shortage of secure supplies of energy, food and water. The challenge of climate change and the resurgence of fundamentalism in Afghanistan and Pakistan, the real central front in the war on terror.
Ladies and gentlemen in recent years and in recent days we once again see the consequences of the neglect of this neglect of Russia challenging the very freedom of a new democratic country of Georgia. Barack and I will end that neglect. We will hold Russia accountable for its action and we will help Georgia rebuild. I have been on the ground in Georgia, Iraq, Pakistan, Afghanistan, and I can tell you in no uncertain terms, this administrations policy has been an abysmal failure. America cannot afford 4 more years of this failure.
And now, now despite being complacent in the catastrophic foreign policy, John McCain says Barrack Obama, Barrack Obama is not ready to protect our national security. Now let me ask you this. Whose judgment do you trust? Should you trust the judgment of John McCain when he said only 3 years ago, "Afghanistan-we don't read about it anymore in the papers, because it succeeded" or do you believe Barack Obama who said a year ago "we need to send 2 more combat battalions to Afghanistan."

The fact of the matter is, Al-Qaeda and the Taliban- the people who have actually attacked us on 9/11, they've regrouped in the mountains between Afghanistan and Pakistan and are plotting new attacks. And the Chairman of the Joint Chiefs of Staff has echoed Barack's call for more troops and John McCain was wrong and Barack Obama was right. Should we trust John McCain's judgment? When he rejects- when he rejected talking with Iran and asked what is there to talk about? Or Barack Obama who said we must talk and must make clear to Iran that it must change.

Now, after 7 years of denial, even the Bush Administration recognizes that we should talk to Iran because that the best way to ensure our security. Again and again John McCain has been wrong and Barack Obama has been right. Should we trust John McCain's judgment when he says- when he says that we can't have no timelines to withdraw our troops from Iraq-that we must say indefinitely or should we listen to Barack Obama who says shift the responsibility to the Iraqis and set a time to bring our combat troops home. Now, after 6 long years, the administration and the Iraqi government are on the verge of setting a date to bring our troops home. John McCain was wrong and Barack Obama was right.
Again, again and again on the most important national security issues of our time, John McCain was wrong and Barack Obama has been proven right. Folks, remember when the world used to trust us, when they looked to us for leadership? With Barack Obama as our president, they'll look at us again. They'll trust us again and we'll be able to lead again. Folks, Jill and I are truly honored to join Michelle and Barack on this journey.
When I look at their young children―and when I look at my grandchildren―I realize why I'm here. I'm here for their future. I am here for everyone I grew up with in Scranton and Wilmington. I am here for the cops and firefighters, the teachers and assembly line workers―the folks whose lives are the very measure of whether the American dream endures.
Our greatest presidents―from Abraham Lincoln to Franklin Roosevelt to John Kennedy―they all challenged us to embrace change. Now, it's our responsibility to meet that challenge.
Millions of Americans have been knocked down. And this is the time as Americans, together, we get back up. Back up together. Our debt to our parents and grandparents too great, our obligation to our children is too sacred.

These are extraordinary times. This is an extraordinary election. The American people are ready. I'm ready. Barack is ready. This is his time. This is our time. This is America's time.
God Bless America, and may God protect our Troops! Thank you!''